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Actualités12 Octobre 2018

Fonds sonores et fonds spécialisés et précieux sur l’Asie : retour sur les 12es Journées DocAsie

Du 20 au 22 juin 2018, l’École Française d’Extrême-Orient et le Grand équipement documentaire du Campus Condorcet ont accueilli les 12es Journées du réseau DocAsie, consacrées à des fonds aux marges des grands ensembles documentaires : les fonds sonores, les fonds spécialisés et précieux.

Le réseau national DocAsie, fondé en 2007, rassemble des bibliothécaires, des documentalistes et des archivistes spécialistes de l’Asie qui se sont donné pour but de recenser les fonds consacrés à cette aire géographique, et de partager savoirs et savoir-faire nécessaires à leur conservation et à leur valorisation : de la numérisation des manuscrits à la réflexion sur le droit d’auteur, en passant par le catalogage en langues asiatiques. Ces échanges ont lieu chaque année lors des Journées qui réunissent les membres du réseau et permettent de découvrir de nouvelles ressources documentaires et d’aborder de nouvelles thématiques. Cette année, elles ont été consacrées à des fonds aux marges des grands ensembles documentaires : les fonds sonores, les fonds spécialisés et précieux.

 

 

 

La présentation des collections sonores sur l’Asie du Musée d’Ethnographie de Genève, du Centre de Recherche en Ethnomusicologie (CREM) et du Musée du Quai Branly s’est accompagnée de celle de la plateforme Cocoon (Collection de COrpus Oraux Numériques), qui héberge des données orales (parmi lesquelles celles recueillies en Birmanie par Denise Bernot, dont le fonds fait l’objet d’une autre communication venant compléter celle-ci) et répond aux besoins spécifiques de leur traitement. Les données sonores posent en effet trois types de problèmes :

 

  • celui de leur conservation, les supports d’enregistrement se périmant très rapidement ;
  • celui des métadonnées propres à la description du son et des instruments de musique ;
  • celui de la documentation du contenu et du contexte de l’enregistrement.

 

Cette dernière suppose le recours à d’autres types de documents (carnets de terrain, ouvrages…) comme en témoigne le travail sur le fonds Denise Bernot et sur celui d’Alexander W. Mcdonald conservé au Centre de Documentation sur l’Aire Tibétaine (CDAT). Les différents intervenants ont également détaillé les outils qu’ils ont utilisés et les choix techniques qu’ils ont effectués pour la numérisation de leurs fonds, afin d’en assurer à la fois l’archivage, l’accessibilité et la valorisation.

 

L’intérêt pour les documents sonores est à l’origine d’un projet collaboratif réunissant le CREM, la BnF et le Musée du Quai Branly, Les sources de l’ethnomusicologie dans le cadre du LabEx Les passés dans le présent, qui vise à mettre à la disposition du public - après les avoir numérisés et documentés -, des fonds d’archives emblématiques. Ce projet a donné lieu à l’enrichissement du vocabulaire RAMEAU grâce à un référentiel organologique, à une modélisation des données (EDM-Sound enrichi), ainsi qu’à la création d’un entrepôt de données RDF.

 

Les communications sur les fonds spécialisés et précieux sur l’Asie ont dévoilé de véritables raretés :

 

  • la collection Ernst Leuman des manuscrits jaïna de la Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg ;
  • les archives d’Albert Sallet (1877-1948) sur la médecine traditionnelle vietnamienne conservées aux ANOM (Archives Nationales d’Outre-Mer) ;
  • les manuscrits sur ôles d’Asie du Sud et du Sud-est de la bibliothèque de l’Institut d’études indiennes du Collège de France, autre support fragile dont les techniques de restauration ont été exposées à cette occasion ;
  • les manuscrits naxi de la BULAC.