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Cité des humanités et des sciences sociales

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Résister au désastre : des Aborigènes d’Australie à Notre-Dame-des-Landes

Barbara Glowczewski, CNRS

Si l’histoire occidentale a pensé l’homme comme « prisonnier » de climats, l’anthropologie montre que les perceptions du monde selon lesquelles l’homme peut agir sur les forces de la nature sont présentes depuis la nuit des temps.
Un grand nombre de sociétés traditionnelles se reconnaissent ainsi à la fois des obligations de soin, notamment sous forme de rituels, et des interdits à respecter sous peine de perturber l’équilibre supposé entre tout ce qui existe, et provoquer ainsi diverses catastrophes, sécheresses, inondations, épidémies ou famine.
Face aux menaces qui pèsent sur la terre du faitde l’effet destructeur de nos modes de vie dépendants des industries extractives et des énergies fossiles, il est urgent de réfléchir à la décroissance et aux formes d’alliance qui se multiplient avec les peuples autochtones dans la défense de leurs sites sacrés afin de permettre des modes d’existence alternatifs, reposant tant sur certains savoirs transmis que la capacité de tous à changer de monde.
L’expérience des peuples aborigènes du désert central et des régions côtières d’Australie sera mise en écho avec la résistance des Amérindiens, notamment de Guyane française, ainsi que d’autres luttes, comme celle des habitants occupant Notre-Dame-des-Landes.

Conférence donnée le 20 Novembre 2017

Pour en savoir plus

Barbara Glowczewski, Rêves en colère, Plon Pocket, coll. « Terre Humaine », 2004/2016.
Félix Guattari, Trois écologies, Édition Galilée, 1989.
Naomie Klein, Tout peut changer : Capitalisme et changement climatique, traduction française, Actes Sud, 2015.

Collectif Mauvaise, Troupe Contrées, Éclats, 2016.
Pablo Servigne, Comment tout peut s’effondrer, Seuil, 2015.