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Cité des humanités et des sciences sociales

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La fin de l’empire soviétique était-elle inévitable ?

Marie-Pierre Rey, Paris I

En décembre 1991, un peu plus de cinq ans après l’avènement de la Perestroïka gorbatchévienne qui s’était donné pour objet de la réformer en profondeur, l’Union soviétique implosait, entraînant avec elle, non seulement l’écroulement de la plupart de ses institutions mais également la disparition d’un univers mental qui participait de la légitimité du pays et en assurait la cohésion sociale. Sur le plan extérieur, les changements furent tout aussi rapides : désormais privé des références idéologiques qui avaient contribué à son expansion, contraint de renoncer au glacis est-européen et au réseau d’États clients du Tiers Monde qui lui avaient conféré une grande partie de sa puissance, le nouvel État russe se retrouva en quelques mois affaibli dans ses capacités d’influence, en proie à une profonde crise identitaire et exposé par ses nouvelles frontières à des voisins instables.
Cette disparition dont les conséquences allaient être cruciales tant pour le pays lui-même que pour l’équilibre géopolitique mondial, était-elle inévitable et comment l’expliquer ? C’est à ces questions que l’on s’efforcera de répondre en s’appuyant sur les nombreuses sources aujourd’hui disponibles.

Conférence donnée le 12 Février 2018

Pour en savoir plus

Marie-Pierre Rey :
La Russie face à l’Europe : d’Ivan le Terrible à Vladimir Poutine, Poche, Flammarion, coll. « Champs Histoire », 2016.
Les Russes : de Gorbatchev à Poutine, Armand Colin, 2005.