Publié le 5 octobre 2020 Mis à jour le 5 octobre 2020

Ce séminaire est organisé par le CEPN (Centre d'Economie et de Gestion de l'université sorbonne Paris Nord).

Date(s)

le 9 octobre 2020

de 15h à 17h
Lieu(x)

Centre de colloques

Salle 50
Place du Front populaire, 93322 Aubervilliers

CEPN_Etat prédateur, conflits et résistance
CEPN_Etat prédateur, conflits et résistance
Cette nouvelle séance du séminaire “État prédateur, Conflits et Résistances” accueille Benjamin Coriat (CEPN, Université Sorbonne Paris Nord) qui aura une intervention intitulée “La pandémie, l’anthropocène et le bien commun“ avec comme discutant Laurent Baronian (CEPN, Université Sorbonne Paris Nord).

Benjamin Coriat s’appuie sur les bouleversements de la crise du coronavirus pour proposer de nouvelles orientations en matière de politiques publiques. C’est en cartographiant ces problématiques inédites liées à des réflexions sur l’anthropocène, qu’il propose la métamorphose progressive des services publics en biens communs.

Ce nouveau regard permet la redéfinition d’un risque double (climat, santé publique), qui met en lumière les limites de l’extractivisme mondialisé, mais surtout le besoin d’en revenir aux communs. Il faut plébisciter les institutions permettant de gérer la biodiversité à travers des règles partagées par des communautés, permettant la soutenabilité des écosystèmes naturels, et des sociétés humaines qui y sont installées.

De la même façon, la crise sanitaire et les inégalités d’accès aux soins soulignent l’importance de repenser la santé comme un bien commun. De nouvelles politiques publiques sont nécessaires ; non plus axées sur la politique industrielle sectorielle « classique », mais centrée sur des « pôles d’activités » essentiels, pour assurer l’accès universel et égal aux soins. L’actualité montre qu’il faut repenser la gouvernance en la matière : soutenir le rôle du personnel soignant et défendre la voix des patients.

En d’autres termes, alors que le XXIe siècle, a vu s’affronter une dualité « capitalisme/socialisme » – aujourd’hui caduque, le XXIème siècle s’annonce comme celui de la dualité entre l’anthropocène et les biens communs. En la matière, l’ouvrage de Benjamin a choisi son camp. Celui d’une société plus respectueuse des ressources naturelles, de la planète, et des communautés humaines qui y résident.

Ce séminaire mensuel du CEPN visent à explorer comment les dimensions régalienne, prudentielle, et providentielle de l’Etat peuvent-elles être interprétées sous l’hypothèse d’un Etat prédateur ? Quelle est la place du pouvoir conflictuel dans la genèse et l’évolution des règles régissant la répartition de la richesse et le développement économique, social, et écologique?

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