Publié le 1 décembre 2021 Mis à jour le 9 décembre 2021

Depuis quelques semaines, la Plateforme Mémoire et résilience, de l’Institut des sciences humaines et sociales (InSHS) du CNRS, est installée à l’Hôtel à projets du Campus Condorcet.

Le siège de l'EPCC et hôtel à projets du Campus Condorcet
Le siège de l'EPCC et hôtel à projets du Campus Condorcet - © Vincent Bourdon
Créée par l’InSHS, la Plateforme de recherche Mémoire et résilience a pour ambition de développer et de structurer la recherche en sciences humaines et sociales autour des thématiques de mémoire, de résilience et de coexistence, dans toutes ses composantes disciplinaires, mais aussi dans ses interfaces avec les sciences biologiques,

Il s’agit de renforcer, structurer et faire dialoguer les recherches sur les conflits violents et crises passés et leurs effets dans le présent, abordés en termes de mémoire, de traumatismes, de « résilience », au travers de controverses (racisme, antisémitisme, passés coloniaux, etc.) comme de mémoires ordinaires (en famille, sur les territoires, dans les mondes du travail, etc.).

L’Institut des sciences humaines et sociales du CNRS a souhaité collaborer, pour le développement de cette plateforme, avec le Campus Condorcet et ses établissements membres, dont de nombreuses équipes travaillent sur les thématiques mémorielles. Des institutions extérieures au Campus, comme Sciences Po Paris, l’Université de Paris, l’Université de Lille, Aix-Marseille-Université, l’Université de Grenoble-Alpes, sont également associées à cette plateforme. Celle-ci a en effet vocation à structurer la recherche à une échelle nationale. Elle collabore à cette fin à des institutions comme le Centre National de Ressources et Résilience (CN2R), ainsi que des structures spécialisées, et par exemple le GDR Mémoire du CNRS, le Labex Les passés dans le présent, le GIS Archives et démocratie, l’Institut Covid-19 Ad Memoriam ou des programmes de recherche comme le Programme 13-Novembre.

La Plateforme Mémoire et résilience entend remplir trois missions :
  1. Représenter un lieu de dialogue commun à des recherches diversifiées et dont les temporalités sont variées, sur les expériences, les perspectives scientifiques et les choix méthodologiques. Il s’agit de consolider ces recherches au-delà des objets particuliers, c’est-à-dire de manière pluri- et interdisciplinaire, et en lien avec les acteurs politiques et sociaux intéressés
  2. Offrir une plateforme de services répondant au mieux aux besoins singuliers des recherches dans ces domaines, et un espace de formation (par des experts et par les pairs), notamment en matière de règles juridiques, de méthodes de collecte et d’archivage de données sensibles, de gestion des interactions avec les médias ou des interlocuteurs politiques, ou encore de collaboration avec les acteurs de l’éducation et les artistes. La Plateforme Mémoire et résilience doit permettre de cette manière une meilleure collaboration entre missions dédiées ou services fonctionnels des établissements (protection des données, affaires juridiques, communication, sécurité, Référents déontologie, Racisme et antisémitisme et Intégrité scientifique, et TGIR). 
  3. Permettre le développement d’une programmation scientifique dédiée, sur la base de ce dialogue transversal et en particulier depuis le territoire du Campus Condorcet.
Trois thématiques seront privilégiées dans le cadre d’un appel à manifestation d’intérêt (AMI) en 2021, pour amorcer des recherches nouvelles, ouvrir des chantiers méthodologiques innovants, ou construire et consolider des collaborations interdisciplinaires.
  1. Recherches interdisciplinaires sur les liens entre mémoire individuelle et mémoire sociale. 
  2. Archives, mémoire, numérique : l’AMI encouragera des recherches et initiatives sur les questions posées par les évolutions croisées des thématiques mémorielles, des humanités numériques, des politiques des données sensibles et de l’organisation et des usages des archives.
  3. Mémoires et territoire du Nord-Est parisien : la Plateforme encouragera les recherches qui, en lien avec les collectivités territoriales, les institutions d’enseignement et les acteurs sociaux, interrogent, en mobilisant notamment les sciences participatives, les mémoires sur le territoire du Campus Condorcet (Nord-Est parisien et de la Seine-Saint-Denis).
La Plateforme ambitionne donc de développer des modalités de transfert de connaissance en direction de la société civile, des établissements d’enseignement et des institutions politiques et patrimoniales, en lien avec les acteurs politiques, économiques et sociaux locaux ou nationaux, en même temps qu’elle mobilisera des méthodes et modalités participatives de la recherche.

Au Campus Condorcet, la Plateforme Mémoire et résilience retrouve notamment le Programme 13-Novembre et le CN2R eux-aussi installés à l’Hôtel à projets.