Publié le 23 mars 2022 Mis à jour le 23 mars 2022

Cette journée d'étude est organisée par l'Association française de sociologie (AFS), le Centre européen de sociologie et de science politique (CESSP) et l'Equipe de Recherche Contextes et Acteurs de l'Education (ERCAE).

Date(s)

du 6 avril 2022 au 7 avril 2022

Mercredi : de 9h à 17h / Mardi de 9h45 à 17h
Lieu(x)

Centre de colloques, Visioconférence

Place du Front populaire (Salle 100)

Inscription obligatoire > jesociopsycho(at)protonmail.com en précisant la modalité de participation (présence/distance) jusqu’au 4 avril 2022 inclus

Ces journées d’étude partent du constat de la complexité des relations entre sociologie et psychologie. Du côté de la sociologie, la nécessaire dénonciation de nombreux processus de psychologisation, de personnalisation et/ou de naturalisation de phénomènes sociaux peut amener à une certaine vigilance critique vis-à-vis des psychologies en général. Du côté de la psychologie, une certaine mise au second plan (voire abstraction) du social existe parfois, en particulier au sein de la psychologie cognitive, de fait dominante. La question est aussi celle d’une dispute des territoires scientifiques, dans un contexte, lui aussi à décrypter, où les neurosciences bénéficient d’une aura médiatique et d’un succès certain y compris politique, alors que dans le même temps, la sociologie s’avère, pour des raisons et peut-être des conceptions de l’individu et du social qui mériteraient d’être objectivées, de plus en dominée
dans le champ académique et au-delà.

Pour autant, dans le détail, et dans les marges de la sociologie et de la psychologie, on trouve des travaux qui s’attellent au dialogue, et cherchent à articuler “développement” et “socialisation”. En sociologie, les travaux de Claude Dubar portent par exemple une conception de la socialisation qui intègre la question du développement psychologique (Dubar, 2015). En psychologie, des travaux en épigénétique (Meloni, 2015) montrent l’importance de la culture et du social, partant du constat de la malléabilité du cerveau. Enfin, la psychologie culturelle apparaît comme un champ théorique à même d’amener des concepts déterminants pour penser les rapports entre l’intériorité et l’extériorité et leurs entrelacements (Vygotski, 1997 [1934] ; Wallon, 1973 [1934] ; Bruner, 1990, Rochex, 2019).

Cette journée d’étude vise donc moins à souligner les oppositions qui existent aujourd’hui entre la sociologie et la psychologie qu’à identifier des chemins de traverse, que nous souhaiterions voir abordés à partir de la question de l’éducation, de fait matricielle pour se saisir des présentes problématiques à partir des deux axes suivants.

Programme

 / 1