Publié le 23 janvier 2025 Mis à jour le 23 janvier 2025

Cette journée d'étude est organisée par l'Institut de recherche et d'histoire des textes (IRHT, CNRS).

Date(s)

le 14 février 2025

de 9h15 à 19h15
Lieu(x)

Centre des colloques, Visioconférence

Place du Front populaire, Aubervilliers (salle 50)

Événement hybride, inscription obligatoire pour participer en ligne ou en présentiel, en envoyant un e-mail à : eleonora.andriani@irht.cnrs.fr
Type(s) d'évènements
Avant l’invention de l’imprimerie (et même après), ce sont souvent les praticiens qui copient eux-mêmes les textes scientifiques constituant leurs disciplines et qui les mettent en forme ; et lorsque c’est le cas, le texte est soumis à une série de manipulations qui révèlent avant tout l’entrelacement de la tradition textuelle et du développement scientifique. Les praticiens s’impliquent dans les textes de différentes manières, parfois dans le paratexte par des gloses et des annotations sporadiques, ou en fournissant de véritables commentaires systématiques. D’autres fois, cependant, ils s’efforcent de produire de nouvelles versions d’un texte dont ils ne sont pas les auteurs, en le manipulant à leur guise. Aussi, il n’est pas rare que les praticiens des sciences fassent preuve d’une forme de raisonnement philologique lorsqu'ils s’emparent des textes (qu’il s'agisse de textes discursifs, de diagrammes, de graphiques, de tableaux, etc.), qu’ils y identifient des anomalies ou des erreurs, qu'ils les signalent et parfois les résolvent, qu’ils sélectionnent ce qu’il faut copier ou pas, ou même qu’ils transcrivent un même ouvrage à partir des multiples versions dont ils disposent. Bref : les praticiens de la science font de la philologie dans le cadre de leur activité scientifique. La journée d'étude du vendredi 14 février 2025 (9h15-19h15) au Campus Condorcet vise à explorer la figure de l’astronome/astrologue en tant que philologue, à stimuler les discussions sur la philologie pratiquée dans le passé par les praticiens des sciences astrales et à encourager la réflexion sur de nouvelles approches philologiques qui feraient passer ces pratiques textuelles de la périphérie au centre de la critique textuelle contemporaine.

Programme

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