Publié le 24 mars 2026 Mis à jour le 24 mars 2026

Cette journée d’études portée par Agnès Callu (LAP, Ecole des Hautes études en Sciences Sociales/CNRS) entend explorer les liens entre Mémoire et Histoire tels qu’ils se tissent et s’enchevêtrent, apaisés et/ou en tensions multiplexes dans le travail d’artistes et autrices ayant connu des épisodes traumatiques.

Date(s)

le 8 avril 2026

De 09h30 à 17h30
Type(s) d'évènements
Réfléchissant la singularité d’œuvres « au féminin » portées par des créatrices dont les trajectoires sont marquées par la violence des phénomènes migratoires et l’expérience diasporique, cette rencontre, à l’angle de l’anthropologie, de la philosophie de l’art, de la sémiotique, de la médecine et des sciences cognitives, interroge les conditions de production d’un corpus d’actes artistiques genrés. Incisées par les déchirures, les émerveillements aussi, du déracinement, des ruptures ressenties dans un nomadisme forcé et des ostracisations sociales résultats de troubles de la psyché, ces « œuvres en déboîtement » (sic) parlent. Indisciplinées, elles attendent la critique interdisciplinaire pour témoigner d’un art contemporain, récit-palimpseste de souffrances sublimées lesquelles sont emportées ailleurs, au cœur de la création, par la puissance du « Corps artistique » des femmes.