Publié le 2 septembre 2026 Mis à jour le 2 septembre 2026

À l’occasion de l’inauguration de leur partenariat, le Campus Condorcet invite POUSH à réunir les œuvres d’Ángela Jiménez Durán, Antonin Detemple, Max Fouchy et Maria Ibanez Lago au cœur du Centre des Colloques.

Date(s)

du 17 septembre 2026 au 28 octobre 2026

Lieu(x)

Centre des colloques

Type(s) d'évènements

Entre-temps se déploie autour d’une même attention portée aux rythmes de transformation du vivant et de la matière. Là, les perceptions du temps coexistent, se superposent et s’enchevêtrent. Entre-temps désigne aussi bien un intervalle, l’épaisseur d’un temps situé entre deux autres, que ce qui advient pendant ce temps-là. Certaines transformations évoluent si discrètement qu’elles s’inscrivent dans des durées souvent imperceptibles, à l’image d’une souche qui se pétrifie. D’autres semblent se condenser, se ramasser, changer d’échelle sous l’effet des interactions humaines. Cette attention portée aux métamorphoses rejoint les recherches menées au Campus Condorcet, où les sciences humaines et sociales explorent les relations entre les sociétés, les milieux qu’elles habitent et les temporalités qui les façonnent. Anthropologie de l’environnement, histoire des circulations ou sociologie des transformations écologiques invitent à penser le vivant comme un ensemble de relations.

À travers le corpus d’œuvres présenté, les artistes s’emparent de différentes cadences par le sensible. Les Premiers bourgeons d’Antonin Detemple traduisent une temporalité précaire de cycles naturels qui se brisent et se modifient face aux chocs climatiques récents. Chez Ángela Jiménez Durán, la cire fige la lenteur géologique des souches, matérialisant une temporalité imperceptible à l’œil. À l’inverse, Max Fouchy multiplie le temps en condensant les histoires individuelles et le plastique ordinaire dans l’immobilité des formes ancestrales. Enfin, Maria Ibañez Lago capte la vitesse instantanée des communications souterraines en matérialisant, sous forme de fictions théâtralisées, les flux d’informations qui irriguent le vivant. Ici, les œuvres d’Ángela Jiménez Durán, Antonin Detemple, Max Fouchy et Maria Ibanez Lago donnent à voir ces temporalités entremêlées sans les fixer. Ensemble, elles composent un espace où plusieurs échelles de temps sont rendues contemporaines.