Publié le 18 mai 2026 Mis à jour le 18 mai 2026

Cette conférence est organisé par l'Institut national d’études démographiques (Ined). Dans le cadre de l'école d'été statistique Quantification, genre et sexualité, l'EUR Gender and Sexuality Studies (GSST) et l'Observatoire français des parcours de vie (LifeObs) organise une conférence sur le thème de l'intersectionnalité avec la sociologue états-unienne Aliya Saperstein de l'Université de Stanford.

Date(s)

le 12 juin 2026

De 10h00 à 12h00
Type(s) d'évènements
Cet évènement est en anglais.

Les différents usages disciplinaires de l’intersectionnalité ont suscité beaucoup de débat et des avis tant positifs que négatifs. Au départ, ce cadre théorique, et en particulier l'intérêt pour la manière dont les rapports sociaux se recoupent et les liens avec les systèmes de pouvoir, était considéré comme plus adapté aux approches qualitatives. Plus récemment, plusieurs chercheur·es en sciences sociales ont proposé diverses stratégies pour intégrer les perspectives intersectionnelles dans les recherches quantitatives : des variables binaires intersectionnelles ; des modèles stratifiés ; des approches multiniveaux ; des variables latentes ; des arbres de classification, etc. Une analyse critique d’articles scientifiques récents, faisant mention d’« intersectionnalité » et publiés dans dix revues démographiques anglophones, suggère que le choix de la « bonne » stratégie de modélisation est sans doute moins important que de réfléchir au cadre théorique et ses fondements qui sont ceux du féminisme noir (black feminism). Une telle réflexion met en lumière les multiples manières de mener une recherche intersectionnelle, tout en cherchant à améliorer à la fois nos études du monde social et la vie des gens.

Discutant : 

Mathieu Ichou, Ined

Organisatrices : 

  • Marie Bergström (Ined),
  • Maude Crouzet (Univ. de Strasbourg/SAGE),
  • Claire Kersuzan (PUD-Bx, LifeObs),
  • Capucine Rauch (Univ. de Strasbourg/SAGE, LifeObs).