Publié le 11 juin 2026 Mis à jour le 11 juin 2026

Ce séminaire est organisé par l'Institut National d'Etudes Démographiques.

Date(s)

le 19 juin 2026

De 13h30 à 14h30
Lieu(x)

Visioconférence

Type(s) d'évènements

La partie invisible de la reproduction des inégalités sociales

Amandine Fillol (Ph.D Santé publique à l'Université de Montréal, coordinatrice scientifique de l'Espace santé étudiants de l'Université de Bordeaux) nous amènera à réfléchir sur nos propres biais scientifiques. En effet, les inégalités sociales de santé ne concernent pas seulement le fardeau des maladies ou le parcours de soins : elles interviennent aussi dans nos pratiques de recherche. Sans que l'on en soit conscient, des biais cognitifs nous amènent à davantage écouter, crédibiliser, ou accorder de la valeur aux paroles des personnes que l'on estime socialement ou qui nous ressemblent, ce sont les injustices épistémiques. Inviter les populations minoritaires ou précaires à participer aux recherches ne suffit donc pas. Sans une posture réflexive sur nos propres biais de scientifique, la recherche en santé publique risque de reproduire les exclusions qu'elle cherche à vaincre.

Si vous souhaitez découvrir les travaux d’Amandine, nous vous renvoyons sur son article " Pour une santé publique en faveur d’une justice épistémique " publié en 2023 dans Global Health Promotion. Dans ce texte, elle propose une réflexion sur la manière dont les structures oppressives (telles que le racisme, le sexisme, ou le validisme) influencent la façon de faire de la santé publique. A travers le concept d’injustice épistémique, les autrices réfléchissent à la reproduction et au renforcement des injustices sociales.