Publié le 27 avril 2026
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Mis à jour le 27 avril 2026
Comment identifier les effets sanitaires des pollutions passées ? Cette cinquième séance du cycle de séminaires « Héritages toxiques, inégalités environnementales, action collective » organisé par un collectif de chercheur·es (Irisso, Cermes3, Lab’URBA, CNRS, Giscop93…) propose un dialogue entre toxicologie, épidémiologie et savoirs citoyens pour éclairer les enjeux de santé publique liés aux héritages toxiques.
Date(s)
le 20 mai 2026
De 9h à 12h30
Lieu(x)
Bâtiment de recherche Sud
Les « héritages toxiques » désignent les effets néfastes persistants des pollutions industrielles, des déchets chimiques ou encore des pratiques agricoles et extractives intensives, qui continuent d’affecter les populations bien après leur disparition. Ces phénomènes contribuent à des inégalités environnementales durables et soulèvent des enjeux scientifiques, sociaux et politiques majeurs
Présentation de la séance
Les héritages toxiques ne se limitent pas à des pollutions visibles ou imperceptibles : ils se traduisent aussi par des effets sanitaires diffus, inégalement répartis dans les populations et difficiles à documenter. Identifier ces impacts et agir efficacement nécessite de combiner savoirs scientifiques et observations locales, en croisant approches disciplinaires et expériences de terrain. La détection d’anomalies sanitaires constitue un enjeu clé : elle permet de repérer des signaux inhabituels de morbidité ou de surmortalité, mais aussi de questionner la répartition sociale et/ou territoriale des risques.
Cette séance propose un dialogue entre toxicologie et épidémiologie, deux approches complémentaires. La toxicologie éclaire les mécanismes biologiques et les effets des substances chimiques, tandis que l’épidémiologie observe, quantifie et cartographie les signaux de santé publique. Nous explorerons les méthodologies propres à chaque discipline, les critères pour construire une « preuve » solide et l’articulation entre détection précoce et confirmation scientifique. Au-delà des aspects techniques, la séance questionnera le dialogue entre savoirs : comment intégrer les données issues de la science, de la surveillance sanitaire et des observations citoyennes ? Quel rôle peuvent jouer des institutions comme les instituts Ecocitoyens dans la co-construction de connaissances robustes et socialement pertinentes ? Enfin, nous réfléchirons aux implications pour l’action collective et la justice environnementale. Comment transformer les anomalies mises en lumière en leviers d’alerte, de prévention et de mobilisation ? Comment faire converger sciences, décisions publiques et engagements citoyens pour protéger les populations les plus exposées ?
Cette séance vise à montrer que la détection sanitaire n’est pas une simple étape analytique, mais un processus dynamique au croisement des disciplines, des données et des acteurs de terrain, capable de nourrir une action collective éclairée.
Organisation
Ce cycle de séminaires est organisé par un collectif de chercheur·es :
Henri Boullier (Irisso), Benoît Carini-Belloni (Cermes3), Maylis Desrousseaux (Lab’URBA), Klementyna Glinska (CNRS, Giscop93), Karima Guenfoud (Iris, Giscop93), Emmanuel Henry (Irisso), Benjamin Lysaniuk (Prodig, Giscop93), Anne Marchand (Iris, Giscop93), Léa Prost Lançon (Lab’URBA, Giscop93), Valentin Thomas (Cermes3).
Inscriptions
Les séances sont ouvertes à toutes et à tous, mais
l’inscription est recommandée, via
ce formulaire
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