Publié le 11 juin 2026 Mis à jour le 11 juin 2026

Organisée par le CESPRA, cette séance de séminaire propose une réflexion sur les usages contemporains de la notion de « chasse aux sorcières » et sur les liens entre pouvoir, droit, preuve et production des savoirs. À partir d’interventions en anthropologie, philosophie politique, histoire et droit, les échanges interrogeront les mécanismes de domination, les formes d’opacité de l’action publique et le traitement juridique de violences souvent invisibilisées.

Date(s)

le 17 juin 2026

de 14h à 17h30
Lieu(x)

Bâtiment de recherche de l'EHESS

Type(s) d'évènements

Depuis les travaux de l’historien Carlo Ginzburg, la figure de la « chasse aux sorcières » (witchcraft) est devenue un modèle d’analyse permettant de penser les rapports de domination, les mécanismes d’exclusion et les formes de répression exercées à l’encontre de groupes ou de cultures marginalisées.

Cette séance du séminaire explorera les usages de ce paradigme critique, mais aussi ses réappropriations dans les débats politiques et médiatiques contemporains. La formule « chasse aux sorcières » est en effet régulièrement mobilisée pour dénoncer des poursuites judiciaires ou des formes supposées d’acharnement politique.

Les échanges mettront également en regard le paradigme du witchcraft avec celui du mafiacraft, afin d'interroger les formes contemporaines d'opacité de l'action publique, de désinformation et d'« ignorance organisée », ainsi que la place de la preuve dans le droit et dans la fabrique des connaissances..

Intervenant·es

  • Christina Jerne (Université de Copenhague), Opposition by Imitation: The Economics of Italian Anti-Mafia Activism
  • Joël Moret-Bailly (Université Jean Monnet Saint-Étienne), Droit et magie

Séminaire animé par Deborah Puccio-Den, directrice de recherche au CNRS et membre du CESPRA.