Publié le 19 juillet 2019 Mis à jour le 27 septembre 2019

Jacques Véron, INED

Conférence donnée le 24 avril 2017 dans le cadre du Cycle 2016-2017 des Conférences Campus Condorcet : « Mobilité et migrations dans le monde et dans l’histoire »


Une des conséquences majeures attendues du changement climatique est la montée du niveau de la mer, qui condamnera des populations de régions côtières ou d’îles sans relief à une migration forcée et définitive. Ces migrants quittant leur lieu de vie pour une raison liée au climat sont fréquemment qualifiés de « réfugiés climatiques », même si cette expression ne semble pas appropriée. Si le changement climatique se traduit aussi par des événements extrêmes plus fréquents, les déplacements de populations seront dans l’avenir de plus en plus nombreux, mais tout déplacement n’est pas une véritable migration. Les populations peuvent également adopter d’autres stratégies qu’une migration définitive en cas d’inondation ou de sécheresse de grande ampleur par exemple. Dans ces conditions, va-t-on vers une explosion des migrations climatiques ou plutôt vers d’innombrables déplacements, à une échelle souvent locale ?

Pour en savoir plus

VÉRON J., « Les quatre temps des catastrophes. Démographie des événements extrêmes », Les lundis de l’INED, séance du 28 septembre 2015, Document de travail, p. 19
VÉRON J. ET GOLAZ V., « Les migrations environnementales sont-elles mesurables ? », Population & Sociétés, n°522, mai 2015
VÉRON J., Démographie et écologie, coll. « Repères », Paris, La Découverte, 2013
VÉRON J., « Migration and Environment: a Global Perspective », Migration and Development, Vol. 1, Issue 1, Routledge (Taylor & Francis), 2012, p. 113–122.